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Les beaux

Théâtre du Petit St-Martin

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De Léonore Confino
Mise en scène Côme de Bellescize

À partir du 6 septembre 2019
Ça ira (1) Fin de Louis

Théâtre de la Porte St-Martin

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Une création théâtrale de Joël Pommerat

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De Georges Feydeau
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A partir du 10 septembre 2019
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Le lundi 16 septembre à 19h30
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Bayard Jeunesse présente le Live Magazine des enfants!

Samedi 12 octobre à 15h
Des écrivains parlent d'argent

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Une pièce de / avec
Fabrice Luchini
Mise en scène Emmanuelle Garassino

Reprise le 21 septembre 2019
Muriel Robin Et Pof !

Théâtre de la Porte St-Martin

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Du 24 au 28 septembre 2019

Metteur en scène

Jacques WEBER

J’aime lire, dire, entendre, écouter Marguerite Duras ; ses mots et ses silences avancent lentement, plus frémissants qu’incertains, déterminés, jamais distraits, ils avancent, la pensée traverse l’émotion, la consolide, la met à nue, debout face à la vie, jamais flasque, tendue et souple comme un vers de Racine.
J’aime les halls d’hôtels de province, vastes et désertés comme un théâtre après minuit. Dans les étages il y a les chambres, on s’y pose. Derrière la porte à tambour : la rue, on y passe. Un couple se parle, se reparle, se tait, continue de se taire. Le briquet qui allume une cigarette, la tasse de café qui choque sa soucoupe, un vieil employé qui passe le balai, un soupir, une toux, des mots, fredonnent avec eux trois petites notes de musique : la Musica. J’ai toujours eu envie de monter cette pièce de Marguerite Duras. J’ai toujours eu envie de monter une pièce quand le désir pour un acteur, une actrice, venait s’en mêler.
J’ai vu et entendu dans ma tête Gregory Gadebois que j’admire depuis si longtemps. Il était là, imposant et fragile, le mystère si doux, la violence muette de la pudeur des grands acteurs embuait ma lecture, je n’y pouvais plus rien : c’était lui.
Il fut vite rejoint par Stéphane Caillard : je n’avais vu qu’un film, un huis clôt magnifique où elle était la femme et l’amante… son regard, sa voix, le mouvement de ses phrases comme de son corps se glissait simplement, évidemment près de « Lui » dans le hall d’un grand hôtel de province.
Heureux, joyeux même, un peu intimidé aussi, il ne restait plus qu’à travailler. Christine ma femme, une femme qui a lu tout de Duras m’accompagnerait, Philippe Miesch croquerait des halls d’hôtel, on parlerait beaucoup trop parfois on se tairait, pas assez souvent et puis lentement au rythme de Marguerite un décor, un homme, une femme viendraient au monde. Celui du théâtre où il est si important de se rappeler ce beau titre de Marguerite Duras : Barrage contre le pacifique qui fait écho au conseil de Tchékhov à ses acteurs : « A travers les larmes mais surtout pas de larmes. »

Théâtre du Petit Saint-Martin
17 rue René Boulanger
75010 Paris
Métro Strasbourg-St-Denis

Billetterie :
Tél. 01 42 08 00 32

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