À l'affiche...

La nostalgie des blattes

Théâtre du Petit St-Martin

La nostalgie des blattes

Une pièce écrite et mise en scène par Pierre Notte. Avec Catherine Hiegel, Tania Torrens

À partir du 20 septembre 2018
La Musica Deuxième

Théâtre du Petit St-Martin

La Musica Deuxième

Une pièce de Marguerite Duras
Mise en scène Jacques Weber
Avec Grégory Gadebois et Stéphane Caillard

À partir du 25 septembre 2018
La loi des prodiges

Théâtre du Petit St-Martin

La loi des prodiges

ou la Réforme Goutard
Écriture et interprétation François de Brauer

À partir du 16 septembre 2018
Le Tartuffe

Théâtre de la Porte St-Martin

Le Tartuffe

Une comédie de Molière
Mise en scène Peter Stein

À partir du 14 septembre 2018
Des écrivains parlent d'argent

Théâtre de la Porte St-Martin

Des écrivains parlent d'argent

Une pièce de / avec
Fabrice Luchini
Mise en scène Emmanuelle Garassino

Du 25 février au 13 mars 2019
Trintignant Mille Piazzolla

Théâtre de la Porte St-Martin

Trintignant Mille Piazzolla

De Jules Laforgue, Allain Leprest, Jacques Prévert, Boris Vian, Gaston Miron, Robert Desnos
Mise en scène Alexandre Vernerey

Du 11 au 22 décembre
Novecento

Théâtre de la Porte St-Martin

Novecento

Texte Alessandro BARICCO
Mise en scène et adaptation française André DUSSOLLIER

Du 10 janvier au 31 mars 2019
Ça ira (1) Fin de Louis

Théâtre de la Porte St-Martin

Ça ira (1) Fin de Louis

Une création théâtrale de Joël Pommerat

À partir 13 avril

Dans les autres salles...

Tchao Pantin

Théâtre de la Madeleine

Tchao Pantin

Adaptée par Alain Page
Mise en scène de Jérémie Lippman

À partir du 15 septembre 2018

Note d'intention

Pourquoi revenir à Romain Gary, après la belle aventure de la Promesse de l’aube ?

Bruno Abraham-Kremer : C’est vrai que c‘était un sacré voyage, près de 300 représentations à travers le monde ! C’est un bonheur pour nous de retrouver ce génial raconteur d’histoires... cette fois, sous le pseudo de Emile Ajar.

Corine Juresco : « L’Angoisse du roi Salomon » est le dernier livre signé Ajar en 1979. L’année suivante, Gary se suicide, en ayant berné tout le monde, avec ses deux Prix Goncourt ! Cette dimension tragique imprègne l’oeuvre, qui nous fait tant rire pourtant...

BAK : Romain Gary avait prévenu depuis longtemps : « Je ne vieillirai pas » ; alors, il se rêve à travers la figure volcanique et généreuse de ce Roi Salomon, qui défie la mort. Et il s’imagine transmettant sa passion de la vie à un jeune homme, Jean...

CJ : ... Qui ressemble fort à Paul Pavlovitch, l’incarnation fictive d’Emile Ajar. Mais si Salomon lui aussi, manipule Jean, c’est pour la bonne cause : celle de l’amour pour Cora Lamenaire, ex-chanteuse réaliste, que Salomon aime toujours et à qui Jean redonnera le goût de vivre.

BAK : Oui, Gary disait : « On ne comprendra absolument jamais rien à mon œuvre si l’on ne comprend pas le fait très simple que ce sont d’abord des livres d’amour ». Eh bien dans « Salomon », ce ne sont que des histoires d’amours... Gary n’a pas peur du sentiment, il s’y engouffre et accède à l’universel. Et pour moi aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de retrouver ce goût de l’Humain.


Quel est le point de départ de votre adaptation ?

BAK : La dernière phrase de Jean : « Je m’étais promis qu’un jour je parlerai, à mon fils, du roi Salomon ». En bien, le spectacle commence là : ce jour où 25 ans plus tard, Jean décide enfin de raconter son improbable rencontre avec le Roi Salomon.

CJ : Oui, c’est un homme mûr qui se souvient, et qui entraine les spectateurs dans un récit haletant, entre la rue du sentier et les Champs-Elysées ... Ce Paris des années 70 que Jean, le messager au cœur tendre, sillonne au volant de son taxi, dans une course folle pour rattraper le temps perdu, entre Salomon et Cora.

BAK : Comme Jean, moi aussi, je me souviens …en 1978,  je commençais le théâtre et j’ai fait une rencontre qui a changé ma vie. Quelqu’un que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam me demanda : « c’est quoi ton rêve dans la vie » ? J’ai fini par articuler – « je voudrai être acteur, faire du théâtre »...« Eh bien, je vais t’aider, et tu vas le faire ! » Et comme Salomon, il a tenu parole. C’est ce miracle, celui de la Rencontre toujours possible, que j’ai envie de célébrer avec ce spectacle


Alors, c’est drôle ou c’est triste ?

CJ : Les deux à la fois ! On rit beaucoup, c’est vrai, on pleure aussi... car l’humour juif imprègne le livre. La guerre n’est pas si loin, les blessures sont toujours à vif, comme pour Salomon qui s’est caché pendant 4 ans dans une cave des Champs-Elysées, afin d’échapper à la déportation. Mais c’est avec un humour acide que Gary évoque ces années-là.

BAK : Et c’est jubilatoire, grâce à cette langue réinventée par Ajar, imagée et populaire, qui convoque les figures de Gabin, Piaf, Harry Baur et Raimu. Comme dans « Monsieur Ibrahim » ou « La Promesse de l’aube », c’est un nouveau voyage, initiatique une fois encore puisqu’il y est question de transmission entre deux hommes...

CJ : ...Avec pour guide, Jean, le taxi-cinéphile, qui nous transporte dans ce mélo tragi-comique, entre Chaplin et les Tontons flingueurs.

Théâtre du Petit Saint-Martin
17 rue René Boulanger
75010 Paris
Métro Strasbourg-St-Denis

Billetterie :
Tél. 01 42 08 00 32

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