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Paris Talks - Masterclass

Théâtre du Petit St-Martin

Paris Talks - Masterclass "Future Literacy"

Riel Miller animera une masterclass “Future Literacy” pour introduire la conférence Paris Talks

Lundi 26 mars 2018
L'angoisse du roi Salomon

Théâtre du Petit St-Martin

L'angoisse du roi Salomon

D’après le roman de Romain Gary (Emile Ajar) .
Adaptation et mise en scène : Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco.

A partir du 19 janvier 2018
Le Jeu de l'amour et du hasard

Théâtre de la Porte St-Martin

Le Jeu de l'amour et du hasard

Une pièce de Marivaux
Mise en scène Catherine Hiegel

Actuellement
L'Oiseau Vert

Théâtre de la Porte St-Martin

L'Oiseau Vert

Une fable de Carlo Gozzi
Traduction Agathe Mélinand
Mise en scène, décors et costumes Laurent Pelly

À partir du 15 mai 2018
Le Tartuffe

Théâtre de la Porte St-Martin

Le Tartuffe

Une comédie de Molière
Mise en scène Peter Stein

À partir du 14 septembre 2018
Paris Talks

Théâtre de la Porte St-Martin

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A Conference On The Future Of Humanity

Lundi 26 mars 2018

Dans les autres salles...

Moi non plus

Théâtre de la Madeleine

Moi non plus

Une pièce de Bertrand Soulier
Mise en scène de Philippe Lellouche

À partir du 19 Janvier
Paprika

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Une pièce de Pierre Palmade
Mise en scène de Jeoffrey Bourdenet

À partir du 27 janvier
Le temps qui reste

Théâtre de la Madeleine

Le temps qui reste

Après Le Jeu de la vérité 1 & 2, Boire, fumer et conduire vite et L’Appel de Londres, la nouvelle comédie de Philippe LELLOUCHE et sa bande !

En tournée en France en 2018

Note d'intention

Pourquoi revenir à Romain Gary, après la belle aventure de la Promesse de l’aube ?

Bruno Abraham-Kremer : C’est vrai que c‘était un sacré voyage, près de 300 représentations à travers le monde ! C’est un bonheur pour nous de retrouver ce génial raconteur d’histoires... cette fois, sous le pseudo de Emile Ajar.

Corine Juresco : « L’Angoisse du roi Salomon » est le dernier livre signé Ajar en 1979. L’année suivante, Gary se suicide, en ayant berné tout le monde, avec ses deux Prix Goncourt ! Cette dimension tragique imprègne l’oeuvre, qui nous fait tant rire pourtant...

BAK : Romain Gary avait prévenu depuis longtemps : « Je ne vieillirai pas » ; alors, il se rêve à travers la figure volcanique et généreuse de ce Roi Salomon, qui défie la mort. Et il s’imagine transmettant sa passion de la vie à un jeune homme, Jean...

CJ : ... Qui ressemble fort à Paul Pavlovitch, l’incarnation fictive d’Emile Ajar. Mais si Salomon lui aussi, manipule Jean, c’est pour la bonne cause : celle de l’amour pour Cora Lamenaire, ex-chanteuse réaliste, que Salomon aime toujours et à qui Jean redonnera le goût de vivre.

BAK : Oui, Gary disait : « On ne comprendra absolument jamais rien à mon œuvre si l’on ne comprend pas le fait très simple que ce sont d’abord des livres d’amour ». Eh bien dans « Salomon », ce ne sont que des histoires d’amours... Gary n’a pas peur du sentiment, il s’y engouffre et accède à l’universel. Et pour moi aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de retrouver ce goût de l’Humain.


Quel est le point de départ de votre adaptation ?

BAK : La dernière phrase de Jean : « Je m’étais promis qu’un jour je parlerai, à mon fils, du roi Salomon ». En bien, le spectacle commence là : ce jour où 25 ans plus tard, Jean décide enfin de raconter son improbable rencontre avec le Roi Salomon.

CJ : Oui, c’est un homme mûr qui se souvient, et qui entraine les spectateurs dans un récit haletant, entre la rue du sentier et les Champs-Elysées ... Ce Paris des années 70 que Jean, le messager au cœur tendre, sillonne au volant de son taxi, dans une course folle pour rattraper le temps perdu, entre Salomon et Cora.

BAK : Comme Jean, moi aussi, je me souviens …en 1978,  je commençais le théâtre et j’ai fait une rencontre qui a changé ma vie. Quelqu’un que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam me demanda : « c’est quoi ton rêve dans la vie » ? J’ai fini par articuler – « je voudrai être acteur, faire du théâtre »...« Eh bien, je vais t’aider, et tu vas le faire ! » Et comme Salomon, il a tenu parole. C’est ce miracle, celui de la Rencontre toujours possible, que j’ai envie de célébrer avec ce spectacle


Alors, c’est drôle ou c’est triste ?

CJ : Les deux à la fois ! On rit beaucoup, c’est vrai, on pleure aussi... car l’humour juif imprègne le livre. La guerre n’est pas si loin, les blessures sont toujours à vif, comme pour Salomon qui s’est caché pendant 4 ans dans une cave des Champs-Elysées, afin d’échapper à la déportation. Mais c’est avec un humour acide que Gary évoque ces années-là.

BAK : Et c’est jubilatoire, grâce à cette langue réinventée par Ajar, imagée et populaire, qui convoque les figures de Gabin, Piaf, Harry Baur et Raimu. Comme dans « Monsieur Ibrahim » ou « La Promesse de l’aube », c’est un nouveau voyage, initiatique une fois encore puisqu’il y est question de transmission entre deux hommes...

CJ : ...Avec pour guide, Jean, le taxi-cinéphile, qui nous transporte dans ce mélo tragi-comique, entre Chaplin et les Tontons flingueurs.

Théâtre du Petit Saint-Martin
17 rue René Boulanger
75010 Paris
Métro Strasbourg-St-Denis

Billetterie :
Tél. 01 42 08 00 32

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