À l'affiche...

Girls and Boys

Théâtre du Petit St-Martin

Girls and Boys

De Dennis Kelly
Mise en scène Mélanie Leray
Avec Constance Dollé

A partir du 15 janvier 2019
La loi des prodiges

Théâtre du Petit St-Martin

La loi des prodiges

ou la Réforme Goutard
Écriture et interprétation François de Brauer

PROLONGATIONS à partir du 2 février
Christophe en concert

Théâtre de la Porte St-Martin

Christophe en concert

L.A Factory by Caramba Spectacles présente
CHRISTOPHE EN CONCERT

Le 21, 22, 28 et 29 Mai 2019 à 21h00
Conférence de Charles Pépin

Théâtre de la Porte St-Martin

Avoir confiance en soi,
Avoir confiance en nous

Une conférence de Charles Pépin, philosophe, auteur de La confiance en soi, une philosophie.

Lundi 28 janvier
Des écrivains parlent d'argent

Théâtre de la Porte St-Martin

Des écrivains parlent d'argent

Une pièce de / avec
Fabrice Luchini
Mise en scène Emmanuelle Garassino

Du 25 février au 19 mars 2019
Novecento

Théâtre de la Porte St-Martin

Novecento

Texte Alessandro BARICCO
Mise en scène et adaptation française André DUSSOLLIER

Du 9 janvier au 31 mars 2019
Ça ira (1) Fin de Louis

Théâtre de la Porte St-Martin

Ça ira (1) Fin de Louis

Une création théâtrale de Joël Pommerat

À partir 13 avril

Dans les autres salles...

Le temps qui reste

Théâtre de la Madeleine

Le temps qui reste

Une comédie écrite et mise en scène par Philippe LELLOUCHE

À partir du 19 octobre
Le monde enchanté

Théâtre de la Madeleine

Le monde enchanté

Un spectacle musical de Jean-Jacques Debout
Mise en scène de Nicole Chirpaz

À partir du 6 octobre 2018
ÉRIC DUPOND-MORETTI À LA BARRE

Théâtre de la Madeleine

Éric Dupond-Moretti À la barre

Une soirée avec
Éric Dupond-Moretti
Co-écrit avec Hadrien Raccah
Mise en scène Philippe Lellouche

Du 22 janvier au 24 février
L'invitation

Théâtre de la Madeleine

L'invitation

Avec Gad ELMALEH, Philippe LELLOUCHE et Lucie JEANNE
Une comédie de Hadrien RACCAH
Mise en scène Philippe LELLOUCHE

Du 3 avril au 11 mai 2019

Texte et interprétation

Henri LIEBMAN

« À ma gloire et par moi-même...

Je suis né à Bruxelles le 29 janvier 1964. À treize ans, et contre l’avis de ma mère, je me présente au casting du film Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier et, malheureusement pour elle, c’est moi qui suis choisi. Du coup, en plus d’avoir joué avec Depardieu et Dewaere, je deviens la petite vedette du quartier, ce qui ne m’aide en rien à me taper des filles. Par contre, et comme l’avait prédit ma maman, j’en fous de moins en moins à l’école, et à 17 ans je quitte l’Athénée royale d’Ixelles pour monter, ou descendre, à Paris. Après des échecs aux examens d’entrée de quelques conservatoires et écoles de théâtre, je réussis malgré tout à tourner dans d’autres films, dont Allons z’enfants d’Yves Boisset. Je m’installe vraiment à Paris, je prends un agent, une chambre de bonne et je me fais de nouveaux copains. Vers 20 ans je participe à pas mal de films des années 80 dont La tête dans le sac de Lauzier, L’addition de Denis Amar et même Aldo et Junior avec Aldo Maccione... La classe non ?

Plus tard, je tourne dans le feuilleton culte Imogène. À Bruxelles, où je retourne souvent, je forme un groupe de rap du nom de Bla Bla Bla et j’enregistre quelques 45 tours qui ne se vendront jamais, avec mes copains Résimont et Marka. Par contre, je me découvre un goût pour l’écriture et j’écris mon premier spectacle Dirk le Rebelle que je joue au Théâtre de Poche, théâtre culte s’il en est. Ensuite, je me remets à tourner au cinoche dans Peut-être de Klapish, Mortel Transfert de Beneix ou L’homme du train de Leconte. Je réalise deux courts métrages, Mercredi matin (Premier prix au festival de Vierzon) et Edouard est marrant (acheté et diffusé par Canal+). J’écris un autre spectacle pour le Théâtre de Poche, Le sens du partage, mis en scène par Roland Mahauden, le directeur du lieu, qui accepte de me mettre en scène à condition que je passe sous le bureau… Non, je blague. J’écris aussi, pour ce même théâtre, quelques contes urbains (les meilleurs) et je joue dans le fabuleux spectacle Le colonel oiseau de Hristo Boytchev, mis en scène par Derek Goldby. Sinon, j’ai joué dans pas mal de films ces derniers temps, comme Polisse de Maïwenn le Besco, et j’ai réalisé mon premier film intitulé Je suis supporter du Standard et qui raconte la vie d’un supporter de foot qui essaie de décrocher. Récemment, j’ai écrit et joué Liebman renégat mis en scène par David Murgia où j’y racontais mon père, Marcel, à travers mes yeux d’enfant. À part ça, j’ai aussi monté un resto avec ma fiancée et participe à l’éducation d’un enfant. Heureusement, il me reste encore pas mal de temps pour ne rien faire, écrire des CV bidons, boire des cafés par dizaines et me prendre la tête pour savoir ce que je vais devenir cet après-midi. »

Liebman

Note d'intention

Henri LIEBMAN

Demain, je le jure, je n’écris plus sur moi, mais aujourd’hui, j’y vais. Aujourd’hui je vais tout vous dire, car c’est ici que tout a commencé. Ici, ou plus exactement à la patinoire du bois de la Cambre, où adolescent, j’étais parti me balader. Pas pour faire du patin bien sûr, ni pour en rouler… Mais, parce que j’avais quinze ans et que je m’ennuyais.

A la patinoire, j’ai vu un bistro et j’ai demandé à la patronne si elle cherchait quelqu’un. Pas parce que j’avais besoin d’argent bien sûr, mes parents en avaient, mais comme j’avais arrêté l’école, je ne savais pas toujours quoi foutre de mes journées.

Dans la salle du café, Madame Mahauden, car c’est comme ça qu’elle s’appelait, m’a donné un plateau et un tablier, et c’est en servant un coca à une mémère avec ses deux chiens, que j’ai vu un théâtre et que je suis entré. Là, après avoir traversé les coulisses, passant de la lumière à l’obscurité, j’ai vu un palmier en plastique sur une scène, et des garçons et des filles qui chantaient en dessous.

Tout ça n’a duré que quelques minutes, mais en sortant du Poche, j’ai su que c’est ça que je voulais faire comme métier... Mettre des costumes, rigoler avec des copains, chanter en dessous des palmiers en plastique, pour ne plus aller à l’école, sans pour autant servir des cocas à des mémères avec leurs deux chiens. Après, il y a eu le film avec Dewaere, Depardieu, et la magnifique Carole Laure qui m’embrasse sur la bouche, faisant de moi la petite vedette du quartier.

Ensuite il y eu Paris, la ville lumière, où tout va s’enchaîner… La gloire, les boîtes de nuit, les rôles à la pelle, et les rencontres avec des stars… De moins en moins connues, dans des films de moins en moins glorieux…

Puis, il y a eu Soissons, une petite ville pourrie du nord de la France où j’ai eu le privilège d’être la petite vedette… d’un centre de cure de désintoxication. Ce qui me mènera tout naturellement à vivre la vie d’un homme plus ou moins normal, qui vit dans un petit appartement, avec une femme et un enfant, et qui, en passe de se faire virer de son statut d’artiste, décide d’aller tous les jours au musée pour ne pas devenir fou. La vie quoi…

Mais n’allons pas trop vite. Laissez-moi commencer par le début, et surtout, répondre à la question que vous vous posez tous : « Et alors Carole Laure, tu l’as vraiment b…? »

Théâtre du Petit Saint-Martin
17 rue René Boulanger
75010 Paris
Métro Strasbourg-St-Denis

Billetterie :
Tél. 01 42 08 00 32

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