À l'affiche...

La nostalgie des blattes

Théâtre du Petit St-Martin

La nostalgie des blattes

Une pièce écrite et mise en scène par Pierre Notte. Avec Catherine Hiegel, Tania Torrens

À partir du 20 septembre 2018
L'Oiseau Vert

Théâtre de la Porte St-Martin

L'Oiseau Vert

Une fable de Carlo Gozzi
Traduction Agathe Mélinand
Mise en scène, décors et costumes Laurent Pelly

À partir du 16 mai 2018
Le Tartuffe

Théâtre de la Porte St-Martin

Le Tartuffe

Une comédie de Molière
Mise en scène Peter Stein

À partir du 14 septembre 2018
Des écrivains parlent d'argent

Théâtre de la Porte St-Martin

Des écrivains parlent d'argent

Une pièce de / avec
Fabrice Luchini
Mise en scène Emmanuelle Garassino

Du 25 février au 13 mars 2019
Trintignant Mille Piazzolla

Théâtre de la Porte St-Martin

Trintignant Mille Piazzolla

De Jules Laforgue, Allain Leprest, Jacques Prévert, Boris Vian, Gaston Miron, Robert Desnos
Mise en scène Alexandre Vernerey

Du 11 au 22 décembre

Dans les autres salles...

Le monde enchanté

Théâtre de la Madeleine

Le monde enchanté

Un spectacle musical de Jean-Jacques Debout
Mise en scène de Nicole Chripaz

À partir du 6 octobre 2018
Tchao Pantin

Théâtre de la Madeleine

Tchao Pantin

Une pièce de Alain Page et Philippe Lellouche
Mise en scène de Jérémie Lippman

À partir de septembre 2018

Metteur en scène

Jacques WEBER

J’aime lire, dire, entendre, écouter Marguerite Duras ; ses mots et ses silences avancent lentement, plus frémissants qu’incertains, déterminés, jamais distraits, ils avancent, la pensée traverse l’émotion, la consolide, la met à nue, debout face à la vie, jamais flasque, tendue et souple comme un vers de Racine.
J’aime les halls d’hôtels de province, vastes et désertés comme un théâtre après minuit. Dans les étages il y a les chambres, on s’y pose. Derrière la porte à tambour : la rue, on y passe. Un couple se parle, se reparle, se tait, continue de se taire. Le briquet qui allume une cigarette, la tasse de café qui choque sa soucoupe, un vieil employé qui passe le balai, un soupir, une toux, des mots, fredonnent avec eux trois petites notes de musique : la Musica. J’ai toujours eu envie de monter cette pièce de Marguerite Duras. J’ai toujours eu envie de monter une pièce quand le désir pour un acteur, une actrice, venait s’en mêler.
J’ai vu et entendu dans ma tête Gregory Gadebois que j’admire depuis si longtemps. Il était là, imposant et fragile, le mystère si doux, la violence muette de la pudeur des grands acteurs embuait ma lecture, je n’y pouvais plus rien : c’était lui.
Il fut vite rejoint par Stéphane Caillard : je n’avais vu qu’un film, un huis clôt magnifique où elle était la femme et l’amante… son regard, sa voix, le mouvement de ses phrases comme de son corps se glissait simplement, évidemment près de « Lui » dans le hall d’un grand hôtel de province.
Heureux, joyeux même, un peu intimidé aussi, il ne restait plus qu’à travailler. Christine ma femme, une femme qui a lu tout de Duras m’accompagnerait, Philippe Miesch croquerait des halls d’hôtel, on parlerait beaucoup trop parfois on se tairait, pas assez souvent et puis lentement au rythme de Marguerite un décor, un homme, une femme viendraient au monde. Celui du théâtre où il est si important de se rappeler ce beau titre de Marguerite Duras : Barrage contre le pacifique qui fait écho au conseil de Tchékhov à ses acteurs : « A travers les larmes mais surtout pas de larmes. »

Théâtre du Petit Saint-Martin
17 rue René Boulanger
75010 Paris
Métro Strasbourg-St-Denis

Billetterie :
Tél. 01 42 08 00 32

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