À l'affiche...

La nostalgie des blattes

Théâtre du Petit St-Martin

La nostalgie des blattes

Une pièce écrite et mise en scène par Pierre Notte. Avec Catherine Hiegel, Tania Torrens

À partir du 20 septembre 2018
La Musica Deuxième

Théâtre du Petit St-Martin

La Musica Deuxième

Une pièce de Marguerite Duras
Mise en scène Jacques Weber
Avec Grégory Gadebois et Stéphane Caillard

À partir du 25 septembre 2018
Florence Foresti s'ajuste

Théâtre du Petit St-Martin

Florence Foresti s'ajuste

Avec Florence Foresti

Du 13 juin au 7 juillet 2018
L'Oiseau Vert

Théâtre de la Porte St-Martin

L'Oiseau Vert

Une fable de Carlo Gozzi
Traduction Agathe Mélinand
Mise en scène, décors et costumes Laurent Pelly

Dernière le 24 juin 2018
Le Tartuffe

Théâtre de la Porte St-Martin

Le Tartuffe

Une comédie de Molière
Mise en scène Peter Stein

À partir du 14 septembre 2018
Des écrivains parlent d'argent

Théâtre de la Porte St-Martin

Des écrivains parlent d'argent

Une pièce de / avec
Fabrice Luchini
Mise en scène Emmanuelle Garassino

Du 25 février au 13 mars 2019
Trintignant Mille Piazzolla

Théâtre de la Porte St-Martin

Trintignant Mille Piazzolla

De Jules Laforgue, Allain Leprest, Jacques Prévert, Boris Vian, Gaston Miron, Robert Desnos
Mise en scène Alexandre Vernerey

Du 11 au 22 décembre

Dans les autres salles...

Le monde enchanté

Théâtre de la Madeleine

Le monde enchanté

Un spectacle musical de Jean-Jacques Debout
Mise en scène de Nicole Chripaz

À partir du 6 octobre 2018
Tchao Pantin

Théâtre de la Madeleine

Tchao Pantin

Adaptée par Alain Page
Mise en scène de Jérémie Lippman

À partir du 15 septembre 2018

Auteur, interprète

François DE BRAUER

Formation dans la Classe libre du Cours Florent, puis au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique. À joué notamment avec G. Severac-Schmitz Richard II de Shakespeare ; M. Didym Le Malade imaginaire de Molière ; J. Vidit Illusions d’I. Viripaev ; M. Paquien La Locandiera de Goldoni et Les Femmes savantes de Molière ; C. Poirée Beaucoup de bruit pour rien et La Nuit des rois de Shakespeare ; V. Serre Les Trois soeurs de Tchekhov ; S. Llorca Théâtre à la Campagne de D. Lescot et Les Deux nobles cousins de Shakespeare et Fletcher ; avec le Théâtre Nomade La Dernière noce, écriture collective ; F. Guignolet La Vie parisienne d’Offenbach ; T. Bouvet La Ravissante Ronde de W. Schwab ; M. Kerzanet La Coupe et les lèvres d’Alfred de Musset ; J. Serre L’Opéra du dragon d’H. Müller ; G. Montel Léonie est en avance de Feydeau ; C. Arthus Le Chant du tournesol d’I. Dalle…
Cinéma et télévision avec M. Deme Taureau fou et Le Dormeur du val ; M. Nurzynski Le Nouveau Locataire ; Z. Arene La Brèche ; F. Olivier L’Appel du 18 juin ; J. Patry L’Entretien : la série ; B. Usclat et G. Cremonese Je dis ça, je dis rien ; Roy Arida Les Foudres ; J.-M. Ribes…
Collabore à l’écriture de pièces et de scénarios : La Dernière noce par le Théâtre nomade, L’Ascension de Jipé par le Munstrum Théâtre, La Brèche de Z. Arene, Frérot de J.-T. Bernard et J. Cohen… Collabore à la mise en scène de L. Arene La Fleur à la bouche de Pirandello à la Comédie-Française. Conçoit deux programmes courts pour la télévision, dont le Nico-trottoir (Comédie +). Compose la musique de Saltimbanque de D. Chryssoulis et E. Bonnier-Bel Hadj.

Note d’intention
« Je souhaitais depuis longtemps me confronter au seul en scène, goûter à cette liberté et à ce risque. Après plusieurs années de travail en troupe sur des oeuvres de répertoire, je ressentais le besoin de retrouver mes premières intuitions de théâtre, celles qui m’avaient amené, adolescent, à pratiquer les matchs d’improvisation.
Je voulais me réapproprier ces outils qui sont aussi ceux du jeu masqué, découvert plus tard au Conservatoire : le plateau nu, le mime et la composition de personnages. Un désir d’écriture fictionnelle me poursuivait également depuis longtemps et j’ai compris, en exerçant le métier d’acteur, que chez moi la pulsion de jeu était première dans l’acte d’écriture. Alors j’ai improvisé, devant une caméra, dès qu’une idée de situation ou de personnage pointait. J’ai improvisé partout : dans mon salon, dans les chambres d’hôtel, en tournée, dans les loges et (parfois !) dans une salle de répétition. Au fur et à mesure, je retranscrivais les improvisations qui me semblaient les plus pertinentes et les arrangeais en scènes, en me refusant, dans un premier temps, à chercher ce qu’elles pourraient raconter ensemble. Je guettais, parmi tous ces personnages, un héros dont les aventures se déploieraient sur une longue tranche de vie. Mon intention était épique, conscient qu’une épopée foisonnante serait sublimée par l’impression un peu dérisoire que suscite la solitude d’un acteur sur le plateau.
Face à l’actualité et au fil de mes improvisations, l’idée de raconter l’histoire d’un homme politique et de son insensibilité totale à l’art s’est révélée. En défendant ce postulat jusqu’à l’absurde, je restais sur le terrain du burlesque et plaçais, au coeur de la pièce, le débat sur « l’utilité des artistes ». De plus, pour que la radicalité de mon héros ne soit pas trop facilement condamnable, je décidais de lui créer un adversaire aussi extrême, qui incarnerait ce qu’on peut imaginer de plus détestable chez un artiste. Mes collaborateurs Louis Arene et Joséphine Serre ont beaucoup contribué à mûrir ces idées, et m’ont accompagné dans toutes les étapes de la création.
J’avais donc une thématique et du matériau improvisé : il me fallait maintenant construire mon histoire. Petit à petit, la structure s’est affirmée autour de cinq séquences chronologiques, entrecoupées d’interviews de certains personnages, donnant une impression d’existence réelle au héros. La dramaturgie de la pièce a ensuite été enrichie par l’étude de méthodes scénaristiques.
Faire ce lien avec le cinéma m’est apparu nécessaire car les codes de jeu dont je m’inspirais pour improviser permettent d’entraîner le spectateur dans une multitude de décors, sur une période de temps restreinte : une illusion que le cinéma, grâce à sa technique, s’est largement appropriée, laissant le théâtre naturaliste un peu démuni. Mais souvenons-nous que le théâtre élisabéthain ne s’empêchait aucun déplacement dans l’espace, il figurait le décor grâce à des dessins (un château, une forêt...) sur des planches de bois pour que les spectateurs puissent situer l’action. Cette figuration est l’essence du théâtre car, ce que le cinéma ne permet pas, c’est de laisser à chacun le loisir d’imaginer son propre château. Le théâtre doit aujourd’hui nécessairement composer avec un très riche imaginaire cinématographique dont j’ai souhaité tirer profit, tout en usant d’artifices absolument théâtraux. Une pièce de théâtre aux allures de scénario improvisé, voilà la forme qu’a pris ce seul en scène, à moins que ce ne soit l’inverse. »

Théâtre du Petit Saint-Martin
17 rue René Boulanger
75010 Paris
Métro Strasbourg-St-Denis

Billetterie :
Tél. 01 42 08 00 32

à l'affiche
réserver
pratique
événementiel
le théâtre